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Par le petit bout de ma lorgnette

16 - Championnats du monde en Chine

Par Guy DupontGd11

 Par le petit bout de ma lorgnette

Championnats du monde en Chine : la France bredouille

C'est une déception. Pas la moindre médaille pour une équipe française aux championnats du monde, qui ont eu lieu, en septembre, à Wuhan (Chine). Depuis 2001, ce n'était arrivé qu'une seule fois, en 2007 (et encore... car trois Français figuraient dans l'équipe victorieuse du Transnational, cette année-là).
Passons sur le fait que l'équipe Open, vice-championne du monde, il y a deux ans, à Lyon, n'ait pas réussi à se faire une place parmi les huit équipes européennes qualifiées pour la Bermuda Bowl, à Wuhan, qui réunissait vingt-quatre formations – l'épreuve a été dominée par l'Europe : victoire de la Pologne, devant les Pays-Bas et la Norvège. Mais déplorons l'élimination prématurée des trois équipes françaises présentes en Chine dans les trois autres compétitions.

Fantômes

La plus retentissante est celle des Françaises, dans la Venice Cup (Mmes Bessis, Mourgues, Puillet, Réess, Tartarin, Zochowska), stoppées net dès les qualifications, en terminant treizièmes (il fallait finir dans les huit premières pour avoir accès aux quarts de finale). Il y a deux ans, à Lyon, on avait parlé de contre-performance notoire pour l'équipe féminine, qui avait terminé... onzième. Que dire, cette fois ?
Le classement Butler (qui prend en compte le résultat moyen de chaque paire sur chaque donne) laisse apparaître un rendement de + 0,36 point par donne pour Mmes Réess-Zochowska, de + 0,20 pour Mmes Bessis-Puillet, et de + 0,03 pour Mmes Mourgues-Tartarin. Celles-ci, dont le bridge agressif est généralement efficace, nous avaient habitués à mieux. Mais à Wuhan, leur parcours a été entaché de trop de défenses et de chelems fantômes. Gardons-nous toutefois de les estimer seules responsables de la pâle copie rendue par l'équipe française.
La Venice Cup a été remportée par la Suède, devant la Chine et l'Angleterre. Il y a deux ans, c'est la Chine qui avait gagné, devant l'Angleterre et la Suède. On prend les mêmes...

Hitchcockien

Chez les Seniors, dans le d'Orsi Trophy, on y a pourtant cru ! L'équipe française (Abécassis-Lévy, Lebel-Soulet, Lasserre-Poizat) a terminé à une bonne troisième place des qualifications. Elle était opposée au Danemark, au stade suivant, par K-O, en quart-de-finale. Son adversaire menait de 43 points, au deux-tiers du parcours (après 64 donnes), mais les Français amorcèrent un retour d'un suspense hitchcockien et revinrent complètement dans le match. Malheureusement pour eux, ils appelèrent, dans la dernière séance, un grand chelem à Cœur peu opportun, avec Roi-10 quatrièmes dehors, qui scella leur sort – il leur coûta 17 imp. Rageant, car ils ne furent battus, sur le poteau, que d'un seul point !
Au classement Butler des éliminatoires, Abécassis-Lévy et Lebel-Soulet ont carburé à bon régime (positifs, respectivement, de 0,54 et de 0,52 point par donne), mais Poizat-Lasserre ont été négatifs, de - 0,39. Il semblerait que l'harmonie n'ait pas régné au sein de l'équipe, car Lasserre-Poizat n'ont disputé aucun des huit derniers matchs des qualifications (en quart de finale, ils ont joué deux des six séances).

Les joueurs français nourriront d'autant plus de regrets que le Danemark ira au bout du bout, en devenant champion du monde, l'emportant, en finale, sur l'Angleterre (l'Inde obtenant la troisième place).

La Wuhan Cup

Wuhan accueillait une nouvelle compétition, le championnat du monde par équipes mixtes, baptisé comme il se doit, la Wuhan Cup. L'équipe de France (M et Mme Cronier, Mme Frey-Volcker et Mme Gaviard-Rombaut) comptait au nombre des favoris.
Elle figura longtemps dans le peloton de tête des qualifications, avant de légèrement fléchir, vers la fin, et de terminer sixième. Opposée à la Russie en quart-de-finale, l'équipe française, après un match accroché, et certainement un peu malheureux, sera battue de 40 points. Un écart plus large que celui des seniors, mais des regrets tout de même pour l'équipe, car elle avait disposé assez aisément des Russes lors des qualifications... et ceux-ci finiront par remporter l'épreuve – devant les USA et la Roumanie.
Au classement Butler des éliminatoires, Mme Gaviard-Rombaut ont eu un rendement positif de 0,45 point par donne, M et Mme Cronier, de + 0,41, et Mme Frey-Volcker de + 0,27.
A noter que Jérôme Rombaut avait remplacé Thomas Bessis, en face de Danièle Gaviard. La raison de son indisponibilité peut surprendre, car Thomas était bien présent à Wuhan. Il avait préféré, avec un contrat de sponsoring, disputer le Transnational, associé à Cédric Lorenzini et à quatre coéquipiers chinois. On peut comprendre que les professionnels du bridge, avec des émoluments bien loin de ceux des pilotes de Formule 1 ou des champions de tennis, doivent parfois faire feu de tout bois. Il n'empêche. Certains membres de l'équipe Mixte tricolore n'ont pas manqué de reprocher sa dérobade à Thomas, alors qu'il s'était engagé avec eux pour les championnats d'Europe Mixtes, qualificatifs pour Wuhan.
Un mot sur ce Transnational : il réunissait 119 équipes, dont relativement peu de formations américaines et européennes de tout premier plan. A l'arrivée, ce sont trois équipes chinoises qui ont terminé sur le podium. Comme le disait Mao, « le vent d'Est souffle plus fort que le vent d'Ouest ».

Entrons dans la compétition, avec un menu composé de quelques bons plats de résistance, issus des différents championnats.

La remontada

Lors du match des quarts de finale de la Bermuda Bowl opposant les USA 1 à l'Angleterre, la perfide Albion a créé la surprise, en menant de 65 points, au deux tiers de la rencontre.
Mais, sur les 32 dernières donnes, la mécanique américaine a tourné à plein régime, et à raison d'un bénéfice moyen de 3 points par donne, elle a permis aux Américains de l'emporter avec 33 points d'avance !
Une entame qui leur a rapporté 11 imp, lors de cette « remontada ». Prenez la place de Jeff Meckstroth, en Ouest, avec :

Ouest
V2
AD62
1085
R854

 Les enchères (Sud donneur, personne vulnérable) furent d'une grande sobriété :

S
Forrester
O
Meckstroth
N
Robson
E
Rodwell
4 Fin    
La solution

Où les honneurs manquants, en dehors des atouts, ont-ils le plus de chance de se trouver ? Certes, au mort et chez le partenaire. Si entamer à l'atout semble exclu, faire son choix parmi les trois autres couleurs peut se concevoir.
Entamer à Carreau paraît toutefois aventureux, si la couleur peut permettre au déclarant de défausser une ou plusieurs perdantes. Entamer de l'As de Cœur serait agressif, mais pourquoi pas (en gardant le contrôle du coup) ? Entamer à Trèfle, enfin, est certainement l'entame la plus raisonnable, en tablant sur un honneur chez le partenaire, à la fois « tout terrain », un peu agressive, mais pas trop !
Ce fut celle choisie par Meckstroth, qui déposa le 5 de Trèfle sur la table. Dans l'autre salle, au même contrat, l'Anglais David Bakhshi opta pour l'As de Cœur, « pour voir le mort ».
Et il l'a vu !

 
R
1072
R642
A7632
 
V2
AD64
1085
R854
 
A4
V98
DV973
D109
 
D10987653
R53
A
V
 

Et il l'a regretté ! En effet, l'entame offrait carrément sa dixième levée au déclarant. Une contre-attaque à Trèfle aurait bien limité celui-ci à dix levées, mais Ouest insista à Cœur – pour onze levées anecdotiques
Notez l'efficacité de l'entame à Trèfle : elle tue le mort ! Le déclarant, qui a dix levées potentielles, doit encaisser de l'As, mais, ce faisant, il n'aura plus l'occasion d'y remonter, pour exploiter le Roi de Carreau, qui aurait permis la défausse d'un Cœur. Diabolique !
Sur l'entame à Carreau, Sud peut manœuvrer et disposer de l'As de Trèfle pour aller chercher le Roi de Carreau. Et sur l'entame à Pique, le déclarant obtient un sursis. Après l'As, et éventuellement un tour de Cœur, la défense ne doit pas manquer de s'attaquer à la racine du mal, en procédant au jeu à Trèfle pour verrouiller le mort.
Résultat des courses : aux vingt-huit tables où on a joué 4, on a entamé dix-huit fois à Trèfle, six fois de l'As de Cœur, trois fois à Carreau, et une fois du Valet de Pique.

end faq

 Plans d'urgence

Vous voici en quart de finale du Mixte par équipes, à la place de Bénédicte Cronier, au contrat de 3SA, en Sud, contre la Russie :

 
D93
-
AD72
A6542
 
 

 

 

 
 
AV6
V1054
63
RD87
 

 Ouest donneur, personne vulnérable.

S
Bénédicte
O
Vorobeychikova
N
Cronier
E
Gerasimov
  2(faible) X 3
3SA Fin    

 

 Ouest entame du Valet de Trèfle. Est défausse sur le second tour de Trèfle. Comment jouez-vous ?

La solution

Après la séquence, vous êtes enclin à situer deux gros honneurs à Cœur en Ouest et les Rois de Pique et de Carreau plutôt en Est – à qui il ne va pas falloir donner la main, car sa contre-attaque d'un petit Cœur serait fatale !
Vous commencez par encaisser deux tours de Trèfle, en constatant, après la défausse d'Est, qu'il vous est impossible d'y encaisser cinq levées sans utiliser une (précieuse) communication avec le mort, car la couleur bloque en Sud.

Mais, pas de défaitisme. Suivez Bénédicte : Roi, Dame de Trèfle et Trèfle,pour l'As, puis Pique, pour le Valet, qui tient. Vous débloquez alors le 8 de Trèfle et remontez bravement au mort par l'As de Carreau pour déclencher le plan ORSEC : après avoir encaissé le 6 de Trèfle, il convient de tenter de gagner grâce à un Buffalo, en présentant la Dame de Pique, en espérant écraser le 10 en Ouest, dans l'opération. C'est bien le cas ! Les Piques génèrent alors trois levées, et votre contrat est parfaitement bouclé.
 
D973
-
AD72
A6542
 
104
AD9763
95
V109
 
R852
R82
RV1084
3
 
AV6
V1054
63
RD87
 

Pour un bénéfice de 11 imp, quand la même manche a chuté de deux levées, dans l'autre salle, sur l'entame du 7 de Cœur. Mettez-vous à la place de Sud, sur cette entame, contre 3 SA. Est prend du Roi de Cœur, insiste du 8, pour le 10 et la Dame, et Ouest contre-attaque du 9 de Carreau. Comment poursuivez-vous ?
Il faut prendre de l'As (sinon, vous n'échapperez pas à trois levées de chute) et votre meilleure chance consiste alors à présenter la Dame de Pique. L'idéal est de le faire avant d'encaisser trois tours de Trèfle, en terminant au mort, car la manœuvre pourrait faciliter la défense, en Est. Si Est couvre, vous êtes bon pour neuf levées : As de Pique, quatre tours de Trèfle, en terminant en main (bien obligé), puis Valet de Pique et Pique, pour le précieux 9, ce qui vous permet d'exploiter le dernier Trèfle. Un maniement inspiré, qui fut parfois réalisé.
Toutefois, Est aurait pu vous empêcher de gagner, en ne couvrant pas la Dame de Pique : il vous gratifie de trois levées aisées dans la couleur (que vous auriez, quoi qu'il en soit, réussies), mais il interdit l'exploitation de votre dernier Trèfle, compte tenu du blocage de la couleur.

end faq

 Schou, hibou, chou, bijou

Sur cette même donne, dans le quart de finale des Seniors opposant la France au Danemark, les Tricolores ont perdu 11 imp. Dans une salle, la France a chuté 3SA, sur l'entame à Cœur. Dans l'autre, le Danois Schou (dit Scoubidou) a appelé la manche à Trèfle, en Nord, après la séquence :

 

S
Hansen
O
Poizat
N
Schou
E
Lasserre
  2 X 4
X -  5 Fin

 Comment a-t-il gagné, sur l'entame du 2 de Cœur ?

Objectif : procéder à un mort inversé, en coupant trois Cœurs, tout en espérant le Roi de Pique placé, avec la couleur 3-3, ou le 10 second en Ouest.
Exécution : Cœur coupé, Pique pour le Valet, Cœur coupé, As et Dame de Trèfle, puis un troisième Cœur coupé, Pique pour l'As (le 10 en Ouest, merci), Roi de Trèfle, éliminant le dernier atout, et enfin le 9 de Pique, pour affranchir la Dame. C'est propre.

 Lair de rien...

Mais le pompon, sur la donne, revient à l'Américain Mark Lair, qui a gagné 5, en Sud, sur l'entame du 9 de Carreau. Voyez-vous comment ?
Le déclarant a appelé la Dame de Carreau, prise du Roi, et Est a insisté à Carreau, pour l'As. La Dame de Pique a été couverte du Roi et de l'As, puis les Trèfles ont été éliminés, en terminant au mort – Est devant défausser un Carreau et un Cœur. Un Pique a été joué, pour le Valet (écrasant le 10), et Lair a procédé à un jeu de double coupe : Cœur coupé, Carreau coupé, puis Cœur coupé. Ce travail de nettoyage effectué, il lui restait à sortir à Carreau, pour le Roi d'Est... qui n'eut alors d'autre ressource que de se jeter dans la fourchette 9-7 de Pique. De la dentelle !
A l'analyse, on constate que, là encore, le coup aurait chuté si Est avait refusé de couvrir à Pique (ce qui n'a rien de très évident pour le défenseur) : plus de fin de coup possible pour parvenir à ratisser quatre levées de Pique.
En revanche, il aurait pu gagner, à condition d'appeler l'As de Carreau sur l'entame ! Après trois tours de Trèfle, en terminant au mort, le déclarant joue Pique pour le Valet, coupe un Cœur et présente la Dame de Pique. Si Sud refuse de couvrir, il poursuit par Pique pour l'As, coupe un autre Cœur, éliminant la couleur en Est, et avance son dernier Pique, tout en défaussant un Carreau. Est rend les armes : il doit jouer Carreau, contraint de livrer la onzième levée dans la couleur.
Une variante : Sud pourrait couper le Roi de Pique et jouer Carreau pour le 7, pour une même fin.
L'air de rien, Lair a perdu 1 imp sur la donne, car dans l'autre salle, on a gagné le douteux contrat de 4, en Nord. 420 contre 400. Un contrat qui aurait chuté sur une entame à Trèfle, ou à l'atout, ou encore à Cœur, mais à condition de sélectionner le...8 ! C'est de la sorcellerie ! Bon courage aux problémistes.

 Le 9 du salut

Une donne qui a régalé commentateurs et spectateurs, au Rama de Wuhan, lors de l'affrontement entre les deux équipes américaines, dans la Bermuda Bowl :

 
7
10874
ARD63
985
 
 

 

 

 
 
AV10954
ADV
82
A4
 

 Nord donneur, tous vulnérables, une séquence, à de nombreuses tables :

SONE
    - -
1 - 1SA -
4 Fin    

 Ouest entame du Valet de Carreau (le 4 en Est). Que jouez-vous à la seconde levée ?

Les conditions pour gagner paraissant bien délicates, et vos remontées au mort étant limitées (que cache, d'ailleurs, l'entame à Carreau ?), vous estimez prioritaire de commencer par jouer Cœur pour la Dame. Elle tient ! Mais vous êtes encore loin du bercail. Vous espérez n'avoir pas plus de deux levées d'atout à abandonner à l'adversaire, et encaissez l'As d'atout, avant de rejouer un pernicieux 9 de Pique. Ouest prend du Roi (1) et insiste à Carreau, pour le Roi du mort, mais Est coupe de la Dame de Pique, avant de contre-attaquer du Roi de Trèfle. Terminez !

la solution

Vous interceptez de l'As de Trèfle, éliminez le dernier atout, et éprouvez un grand moment de solitude, dans ce pays de près d'1,4 milliard d'habitants, en regrettant que votre communication avec le mort ait été si méchamment rompue. Vous songez, un instant, à aller vous jeter dans le YangtséKiang (le Fleuve bleu), tout proche, quand soudain, une petite lueur jaillit dans un coin de votre cerveau. Et si vous accordiez toute l'attention qu'il mérite au 9 de Trèfle du mort... Bon sang, mais c'est bien sûr ! Vos dix levées sont, en effet, sur table, si, outre Roi-Dame de Trèfle, Est détient aussi soit le Valet, soit le 10 (ou les deux) !

 
7
10874
ARD63
985
 
R83
65
V10975
V63
 
D62
R932
4
RD1072
 
AV10954
ADV
82
A4
 

 Le coup est magnifique. Vous défilez tous vos atouts, parvenant à :

 
 
10
A
98
 
 
6
V
V6
 
 
R9
 
D10
 
4
AV
 
4
 

 Sur le 4 de Pique, Ouest abandonne le Valet de Carreau, le mort écarte le 10 de Cœur (ou l'As de Carreau). Que fait Est ? S'il jette le 10 de Trèfle, il se retrouvera en main à la Dame de Trèfle, sur la levée suivante, contraint de vous offrir les deux derniers Cœurs, dans la fourchette As-Valet.
Et s'il préfère se débarrasser de la Dame de Trèfle, c'est Ouest qui risque de ne pas avoir le beau rôle, quand vous ressortez à Trèfle : s'il fournit petit (lâchement !), on en revient au cas précédent, et s'il prend du Valet, il doit servir de tremplin, en rendant la main au mort à Trèfle, ou se jeter, lui aussi, dans la fourchette à Cœur. Un squeeze peu banal – et rigolo.
Sacrée promotion pour le 9 de Trèfle, une carte rarement sous le feu des projecteurs, aussi bien à la table que dans les gazettes ! On a coutume de désigner le 9 de Pique comme étant le 9 de la poisse – une carte dont il convient, dit-on, de se débarrasser au plus tôt (et vous l'avez fait !). Mais, en l'occurrence, on peut parler ici du 9 du salut, qu'il fallait astucieusement préserver.
Au Rama, ce coup spectaculaire a été gagné par l'Américain Bobby Levin, sous les applaudissements nourris d'un public chinois connaisseur, alors que son compatriote, Justin Lall, dans l'autre salle, l'a chuté. Plus discrètement, mais tout aussi efficacement, Philippe Poizat l'a gagné, chez les Seniors, alors que le Suédois Mats Nilsland, qui n'est pourtant pas le premier venu, l'a chuté.
Si on fait le bilan du sort de la manche à Pique, aux 96 tables des quatre compétitions :

Open : quinze fois appelée, dix fois gagnée.
Dames : onze fois appelée, cinq fois gagnée.
Seniors : seize fois appelée, huit fois gagnée.
Mixte : douze fois appelée, deux fois gagnée.

(1)Notez que le flanc aurait facilité le jeu du déclarant, si Est avait encaissé le 9 de Pique de la Dame.

end faq