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Par le petit bout de ma lorgnette

5 - Vrais, faux et vrais-faux pères

Par Guy DupontGd11

 Par le petit bout de ma lorgnette

Vrais, faux et vrais-faux pères

L'histoire a bon dos ! En fouillant dans celle du bridge, on s'aperçoit que nombre de pères présumés des conventions les plus habituelles que nous pratiquons, ne sont en réalité bien souvent que des pères adoptifs. Usurpation de paternité ? Pas forcément. L'alchimie du passage à la postérité est complexe.

Le Stayman

Le Stayman, popularisé dans les années 40, est la convention la plus jouée au monde, avec le Blackwood (créé en 1933). Il constitue la première enchère artificielle que l'on apprend au bridge, pour rechercher un soutien majeur quatrième sur l'ouverture d'1SA.
Samuel Stayman (1909-1993), grand champion américain, de nombreuses fois membre de l'équipe nationale, triple vainqueur de la Bermuda Bowl (1950, 1951, 1953), n'en est toutefois pas formellement son auteur. La convention a été inventée par son partenaire George Rapee...et pourtant c'est bien à Stayman qu'on en a attribué la paternité, à la suite d'un article qu'il avait écrit dans The Bridge World pour la présenter, en 1945.
Une reconnaissance dont s'est fort bien accommodé cet ancien patron dans l'industrie lainière, qui avait progressivement renoncé à son activité professionnelle, pour se consacrer exclusivement au bridge. Auteur d'un grand nombre d'ouvrages (dont Expert Bidding, ou Do you play Stayman ?), il s'était également investi dans l'organisation du bridge, comme président d'un célèbre club new-yorkais, le Cavendish, puis comme élu de l'ACBL (American Contract Bridge League), où il occupa différentes fonctions, dont celle de trésorier.

Les variantes

Le Stayman a inspiré de nombreux théoriciens qui ont détourné la convention à leur manière. Parmi les adaptations :
Le Stayman de force
Le Stayman quatre paliers, mais aussi trois paliers, ou même six
Le Stayman Takis, ou double Stayman
Le Stayman Gladiator
Le Stayman à ressort (Romanet)
Le Puppet Stayman (Woolsey-Robinson, 1977)
Le Stayman mineur
Le Stayman relais, ou Checkback Stayman

Sans oublier le Namyats (l'écriture du patronyme de Stayman à l'envers), que Sam Stayman reconnait avoir créé, en 1956, avec son partenaire de l'époque, Victor Mitchell (il s'agit des ouvertures de 4 et 4, en double Texas, pour indiquer de fortes ouvertures de 4 ou 4). Les mauvaises langues prétendent que la convention doit plus à Mitchell qu'à Stayman, mais que celui-ci aurait convaincu celui-là que le mot llehctim (Mitchell à l'envers) aurait été trop ardu à mémoriser. Et, comme par hasard, la convention était pratiquée en Angleterre au même moment, sous le nom de South African Texas...

Le Roudi

L'exemple de la double paternité du Stayman n'est pas sans rappeler celle du Roudi, qui, par définition, semble être l'œuvre de Jean-Marc Roudinesco. Or, son véritable créateur est Gérard Desrousseaux, qui l'avait adapté d'un Checkback Stayman américain, avant de le proposer à son partenaire, Roudinesco. Ce dernier avait probablement peaufiné le sujet avec lui, avant d'en publier le principe dans un article. Et, comme dans l'histoire du Stayman, c'est vraisemblablement cet article qui a scellé l'acte de baptême du Roudi. Il m'a été donné d'assister à une scène qui ne laisse aucun doute sur la véritable paternité. Elle se passait à la Fédération (alors à Neuilly), dans les années 80, lors d'une discussion informelle entre l'arbitre Jean Thirel, Roudinesco et Desrousseaux. N'ayant alors aucune raison de douter que Roudi fût bien le papa du Roudi, je n'en crus pas mes oreilles quand j'entendis Thirel reprocher vertement à Roudinesco d'avoir endossé la paternité de la convention, alors que tout le mérite de sa création en revenait à son partenaire. Desrousseaux souriait modestement. Roudineco ne démentit pas.

Le Lebensohl

Parmi d'autres exemples de passage à la postérité contesté, mentionnons encore le Lebensohl (ortographié originellement Lebensold). La convention de défense contre les interventions sur 1SA n'a pas été inventée par le champion (et prof de maths) américain Kenneth Lebensold (né en 1947), mais par George Boehm (1922-1993), autre champion et mathématicien américain. Le plus extraordinaire est que Boehm lui-même était persuadé, comme bien d'autres, que son confrère avait aussi œuvré en partie à l'élaboration de la convention ! Reconnaissons cependant à Lebensold l'honnêteté de n'en avoir jamais revendiqué la paternité. Mais, c'est ainsi, il y a des croyances qui ont la vie dure...

Le Texas

Le Texas, appelé Jacoby Transfer aux Etats-Unis, n'a pas été inventé par le champion texan Oswald Jacoby, comme on l'admet couramment. Il aurait été conçu par les Suédois Jan Wohlin et Olle Willn en 1953, et, à peu près à la même époque – comme c'est curieux ! – par un bridgeur américain du Missouri, David Carter. Il est vrai que ce sont cependant les Texans Oswald et James Jacoby (père et fils) qui ont popularisé la convention, en lui donnant sa touche définitive en 1956.

Le Muiderberg

Certains prétendent jouer le 2 majeur faible polonais (avec une majeure et une mineure indéterminée), alors qu'il s'agit du 2 Muiderberg, une convention d'origine néerlandaise. Ses deux créateurs, Onno Janssens et Willem Beogem, sont, en effet, originaires de Muiderbergh, un village des Pays-Bas. Certes, l'agressive convention s'est vite intégrée (et avec efficacité !) dans le système de quelques grands champions polonais, qui ont ainsi rapidement contribué à son succès.

Le compte des points Milton Work

Le compte des points Milton Work (attribuant 4-3-2-1 aux honneurs) ne serait pas une création du célèbre codificateur américain des premières règles du bridge, qui l'a pourtant lui-même proposé en 1914, pas plus que le compte des points Goren (point-count bridge), concernant exactement la même méthode d'évaluation, n'est celle de son compatriote Charles Goren, en la reprenant sans vergogne à son compte (si l'on peut dire) – mais qui aura eu néanmoins le mérite de l'imposer mondialement à partir des années 40. Son créateur serait en réalité Bryant McCampbell (mort en 1930), de Saint-Louis (Missouri), illustre champion de l'Auction Bridge, et auteur d'un des premiers ouvrages sur le jeu, aux Etats-Unis, en 1915, Auction Tactics, dans lequel il prétend être l'inventeur de cette évaluation.

Le Contre d'appel

Bryant McCampbell – encore lui ! – a également revendiqué être le créateur du Contre d'appel. Cela fait beaucoup pour un seul homme, direz-vous ! Pourquoi pas ? Toutefois, certains soupçonnent McCampbell d'avoir profité de sa notoriété de star de l'Auction Bridge pour s'attribuer des mérites qui ne lui revenaient pas forcément. Le Contre d'appel est apparu dans les années 1912-1913, et d'autres théoriciens, plus ou moins connus, ont également prétendu l'avoir inventé, dont, notamment, le Major Charles Lee Patton (1851-1941), de New York. Patton ? Un nom, certes, qui fait se dresser les oreilles des bridgeurs. Et pour cause ! C'est bien le même homme qui s'est illustré dans un autre domaine du jeu, l'organisation de certains mouvements par équipes – qui portent désormais son nom.

Le Gerber

C'est en 1933 que l'Américain Easley Blackwood a présenté sa convention d'appel aux As à 4SA. Et c'est en 1940 que son compatriote John Gerber a proposé un appel aux As à 4, plus économique, et qui a connu son heure de gloire. Pourtant, Robert Guéneau l'avait préconisé en France dès 1939, quelque temps, semble-t-il, avant Gerber...

La loi des levées totales

Aux Etats-Unis, et même dans le monde entier, sauf en France, Larry Cohen (né en 1959) est reconnu comme étant le « Père de LA loi », la fameuse loi des levées totales. Celui-ci n'a d'ailleurs pas manqué d'en tirer profit en écrivant de nombreux ouvrages sur le sujet, qui se sont fort bien vendus (et qui se vendent toujours – merci pour lui !), alors que son véritable auteur est le Français Jean-René Vernes (1914-2012), qui l'a découverte en 1955. Elle fut publiée pour la première fois en 1958 (un an avant la naissance de Cohen) dans la rubrique de bridge qu'il signait dans « Aux écoutes », et popularisée à partir de 1966, grâce à ses livres Les enchères modernes de la défense, devenu Bridge moderne de la défense, puis La Majeure d'abord (1972). Et cependant, Larry Cohen, dans son premier ouvrage sur le sujet, To Bid or Not to Bid : The LAW of Total Tricks, publié en 1992, ne mentionne même pas la découverte de Vernes. On y trouve cependant une minuscule allusion dans la préface du livre, signée de Marty Bergen. Cohen admettra, plus tard, du bout des lèvres – bien obligé ! – la contribution de Vernes à l'élaboration de cette loi. Toutefois, le mal était fait (à vrai dire, Jean-René Vernes, en bon prof de philo qu'il était, s'en amusait), et la grande majorité des bridgeurs de la planète – sauf dans l'Hexagone, un peu comme le village rebelle d'Astérix, face à la Gaule occupée – persistent à installer Sa Majesté Larry Cohen dans le confortable fauteuil du créateur. A tel point qu'on lui a même donné le surnom de « La Loi ».

Le pair-impair

On attribue généralement à l'Américain Sydney Lenz (1873-1960) la paternité du pair-impair. A défaut d'en avoir été le concepteur, il en a été le grand propagateur. Il a toujours reconnu que cette signalisation avait été initialement conçue par des experts au whist. En effet, en Angleterre, Lord Henry Bentinck (1804-1870) préconisa, dès 1834, le signal High and Low (pour couper), et un autre champion américain, Joseph Bowne Elwell (1874-1920), il est mort jeune, à 45 ans, victime d'un meurtre dont parla toute l'Amérique, développa cette même notion d'écho au whist, puis au whist-bridge et dans les premiers temps de l'Auction Bridge, au tout début du 20e siècle.

Les bicolores d'intervention

Qui est le véritable créateur des interventions bicolores ? Est-ce l'Américain Michael Michaels (1924-1966), ou le Lillois Pierre Ghestem (1922-2000) – qui revendiquait être aussi le père du Trèfle d'appel, devenu selon lui le Trèfle polonais ! Tous deux ont préconisé les enchères de bicolores, par un cue-bid ou une enchère à saut de 2SA, au début des années 50. A moins que ce ne soit l'Américain Alvin Roth (1914-2007), qui a proposé à la même époque l'intervention bicolore à 2SA ...

Le deux faible

Il existe aussi une rude concurrence pour l'invention du deux faible, avec pas moins de quatre pères putatifs ! Tous Américains : Harold Vanderbilt, Howard Schenken, Charles Van Vleck et Alvin Roth. Ce qui est sûr, c'est que tous quatre ont apporté leur pierre à l'édifice. Vanderbilt (1884-1970) en serait son premier propagateur, Schenken (1905-1979), son premier metteur au point. Van Vleck (1886-1950) en a préconisé la version très faible et très agressive, et Roth (1914-2007) l'a proposé avec quelques variantes, en lui donnant ses lettres de noblesse. Mais qui en est le véritable concepteur ? Mystère.

Avec le temps qui passe, il est bien difficile de s'y retrouver dans la jungle de l'histoire des conventions, d'établir la juste part entre rumeur et vérité. L'enjeu de cette reconnaissance de paternité est important, puisque, selon la qualité du service rendu, il déroule sous les pieds des inventeurs le tapis rouge du passage à la postérité. A l'immortalité, quoi ! Bien mieux que la Légion d'Honneur, finalement, qui n'intéresse que les vivants, et sur un territoire limité !
Et cependant, bien des joueurs ou champions anonymes peuvent avoir contribué à la conception de certaines, sans le savoir, en lançant un jour une bonne idée, comme ça, dans leur cercle ou leur club... et la petite idée, qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un théoricien sourd, a pu faire son chemin. D'ailleurs, ne méritons-nous pas tous d'être l'auteur démasqué du Coup sans nom*, lorsqu'il nous arrive de le réaliser ?

*jeu astucieux consistant à défausser une perdante sur une perdante, afin d'éviter le flanc dangereux.

Petits coups de ci de là

Relevé, en kibitzant sur BBO, cette donne intéressante :

 
V752
V974
ARD4
6
 
     
 
AR4
R5
V10982
DV10
 
 

Les enchères (Est Donneur, Nord-Sud vulnérables)

SONE
      -
1 - 1 2
- - X -
2 - 3 -
3SA Fin    

Ouest entame du 2 de Trèfle pour l'As d'Est, qui rejoue Trèfle, pour le Roi d'Ouest, et celui-ci donne un troisième tour de Trèfle, pour votre Dame – vous avez défaussé un Cœur et un Pique du mort. Quatre tours de Carreau suivent. Est, qui a montré une chicane, défausse deux Trèfles et deux Cœurs. Terminez.

 
 
Solution

La distribution d'Est est probablement 3-4-0-6. Vous encaissez alors un Pique, puis un cinquième tour de Carreau, et Est supporte mal cette réduction à quatre cartes...
A la table, il décide d'abandonner son dernier Trèfle, et la position paraît être :

 
V7
V9
-
-
 
108
A10
-
-
 
D9
D6
-
-
 
R4
R5
-
-
 

Vous encaissez le Roi de Pique et rejouez Pique, et sur le retour du 6 de Cœur, il faut passer la bonne. Mais vous ne vous trompez pas, et laissez filer vers le mort. En effet, avec l'As de Cœur chez lui, Est aurait probablement ouvert, plutôt que d'attendre pour intervenir. En outre, s'il avait détenu l'As de Cœur, il aurait pu préférer sécher cet As et garder un autre Trèfle. Dans ce cas, à quatre cartes, vous auriez poursuivi par un petit Cœur de votre main – gagnant de surcroît même si Est avait séché la Dame de Cœur (à défaut de l'As), dans la position :

 

 
 
V7
V9
-
-
 
108
D(ou As)10
-
-
 
D9
A (ou D)
-
8
 
R4
R5
-
-
 
Est, ayant fait la levée de l'As ou de la Dame de Cœur (Ouest ne pouvant plonger de l'As sans livrer le coup), puis encaissé le 8 de Trèfle, se trouve contraint de revenir sous la Dame de Pique – et le Valet assure la neuvième levée. Les quatre mains : 
 
V752
V974
ARD4
6
 
1083
A108
7653
R92
 
D96
D632
-
A87543
 
AR4
R5
V10982
DV10
 
 
D'où il ressort qu'en Est, le champion israélien David Birman n'a pas trouvé le flanc mortel... Le voyez-vous ?
Il consiste, en effet, à fournir un petit Trèfle sur l'entame. Sur les cinq tours de Carreau qui suivent, adieu le squeeze ! Est peut tranquillement abandonner ses quatre Cœurs et un Trèfle. Et rien n'empêche alors la défense de réaliser quatre levées de Trèfle et l'As de Cœur – si Sud tente d'affranchir un Cœur, Est pourra défausser un Pique.
end faq

 En DN 3

Autre donne intéressante soumise à votre sagacité. Elle provient de la ligue parisienne de la division nationale 3 par paires.

 

 
V543
5
973
A10542
 
R1076
V7
V6542
V8
 
D98
103
ARD108
D63
 
A2
ARD98642
-
R97
 
 

 Sud donneur, tous vulnérables

SONE
 2* - 3** -
3 - 4 -
4 - 4 -
6 Fin    

* Forcing de manche
** L'As de Trèfle

 Ouest entame du 7 de Pique, pour le 3 et le 8 d'Est. Vous décidez de laisser passer. Est contre-attaque du Roi de Carreau. Vous coupez et éliminez les atouts en deux tours. Ensuite ?

 

 

Notons que le fait qu'Est ne se soit pas exprimé à Carreau rend la vie plus compliquée au déclarant. En effet, sur une entame à Carreau, la réussite du chelem n'aurait été qu'une formalité, en donnant un coup de Trèfle à blanc, pour affranchir la couleur. Observons également qu'Est a bien joué en fournissant le 8 de Pique : s'il avait joué la Dame, Sud, après avoir pris de l'As, aurait pu rejouer Pique vers le mort et affranchir le Valet, sa douzième levée.
La tâche du déclarant pour parvenir à douze levées est donc plus délicate, mais elle n'en est que plus belle ! Il poursuit en tirant l'As de Pique et en défilant tous ses atouts. La position, à cinq cartes :

 

 
V
-
9
A105
 
R10
-
V
V8
 
D
-
10
D63
 
-
64
-
R97
 

 

 Sur le 6 de Cœur, Ouest jette un Pique, et il convient de se débarrasser du 10 de Trèfle du mort – Est écartant la Dame de Pique. Tout est alors en place pour le bouquet final. Sur le 4 de Cœur, Ouest, contraint de conserver les gardes à Pique et à Carreau, doit défausser le 8 de Trèfle (espérant Dame-9 en Est). Le mort écarte le Valet de Pique ou le 9 de Carreau, et Est le 10 de Carreau. Il reste alors à jouer Trèfle pour l'As, puis Trèfle pour le 9 pour parvenir à douze levées. Un joli squeeze d'impasse. Un déclarant a chuté en omettant le déblocage du 10 de Trèfle.
Il aurait pu s'éviter ce désagrément s'il avait défilé tous ses Cœurs, sans encaisser l'As de Pique, en parvenant à cette position finale :

 
V5
-
9
A10
 
R10
-
V
V8
 
D
-
10
D63
 
A
4
-
R97
 

 Sur le 4 de Cœur, si Ouest écarte le Valet de Carreau (le mort et Est défaussant un Pique), le déclarant poursuivra par l'As de Pique pour squeezer Est Carreau/Trèfle ; et si Ouest préfère écarter le 8 de Trèfle sur le 4 de Cœur, le déclarant terminera par Trèfle pour l'As, puis laissera filer le 10 de Trèfle, avant de rentrer en main par l'As de Pique pour encaisser le Roi de Trèfle.
Et si Ouest s'avise de sécher un Pique (Est gardant deux cartes dans la couleur, à cinq cartes), c'est un squeeze Pique/Trèfle qui sera opérant contre Est.
A noter que si on partait sur une hypothèse où Ouest détiendrait trois cartes à Trèfle, les chances de gagner le chelem seraient extrêmement restreintes – pour ne pas dire nulles, avec les honneurs partagés (Est pouvant calquer ses défausses sur celles du mort).

end faq